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Un primer / apprêt est il indispensable pour monter une maquette ? découvrons ici des éléments de réponses

Lorsqu'on débute dans le maquettisme, l'utilisation d'un apprêt, également appelé primer, peut sembler être une étape supplémentaire dont on pourrait facilement se passer. Après tout, pourquoi ne pas appliquer directement la peinture sur le plastique ?

L'apprêt joue pourtant plusieurs rôles importants. Il facilite la peinture, révèle les petits défauts du montage et permet généralement d'obtenir une finition plus propre et plus régulière.

Voyons pourquoi cette étape est particulièrement utile et comment choisir son apprêt.

Qu'est-ce qu'un apprêt pour maquette ?

L'apprêt est une couche très fine appliquée sur la maquette avant la peinture définitive.

On le trouve généralement sous forme :

  • d'aérosol ;

  • de produit prêt à utiliser à l'aérographe ;

  • d'apprêt à diluer avant application.

Il existe différentes couleurs, les plus courantes étant le gris, le blanc et le noir.

Contrairement à une peinture classique, l'objectif principal de l'apprêt n'est pas de donner sa couleur définitive à la maquette. Il sert surtout à préparer la surface qui recevra ensuite la peinture.

1. Améliorer l'accroche de la peinture

Le plastique d'une maquette possède une surface relativement lisse. Selon le type de peinture utilisé, celle-ci peut parfois avoir plus de difficulté à adhérer correctement.

Une fine couche d'apprêt crée une surface plus favorable à l'application des couches suivantes.

Cela peut notamment limiter les risques de voir la peinture s'arracher lors des manipulations ou lorsque l'on retire certaines bandes de masquage.

L'apprêt est particulièrement intéressant lorsque la maquette comporte plusieurs matériaux : plastique, photodécoupe métallique, résine ou pièces rapportées.

2. Repérer les défauts du montage

C'est probablement l'un des avantages les plus intéressants de l'apprêt.

Une fois une maquette assemblée, certains défauts sont difficiles à distinguer sur le plastique brut :

  • ligne de joint encore visible ;

  • petite rayure ;

  • trace de ponçage ;

  • défaut de collage ;

  • creux laissé par le mastic ;

  • différence de niveau entre deux pièces.

L'application d'un apprêt uniforme fait ressortir ces imperfections.

On peut alors reprendre la zone concernée avec du mastic ou un abrasif fin avant de remettre une légère couche d'apprêt.

Cette étape permet d'éviter de découvrir les défauts après avoir réalisé toute la peinture.

3. Uniformiser les différentes couleurs de la maquette

Toutes les pièces utilisées pendant un montage ne sont pas forcément de la même couleur.

Le plastique peut être gris, blanc, beige ou coloré. Certaines pièces peuvent également être en résine ou en métal.

Sans apprêt, ces différences peuvent influencer le rendu de la peinture appliquée par-dessus, particulièrement lorsqu'elle est peu couvrante.

L'apprêt permet de créer une base visuellement homogène sur l'ensemble de la maquette.

La peinture définitive est alors appliquée sur une surface présentant partout une couleur similaire.

4. Faciliter l'application de certaines couleurs

La couleur de l'apprêt peut également influencer le rendu final.

L'apprêt gris

C'est probablement le plus polyvalent.

Il permet de bien distinguer les défauts de surface et constitue une excellente base pour de très nombreuses couleurs.

Pour débuter, un apprêt gris est généralement un très bon choix.

L'apprêt blanc

Le blanc est particulièrement intéressant lorsque la couleur finale doit rester claire ou lumineuse.

Il peut être utile sous :

  • du blanc ;

  • du jaune ;

  • du rouge clair ;

  • certaines teintes très vives.

Il permet généralement d'obtenir une couleur lumineuse sans multiplier inutilement les couches.

L'apprêt noir

L'apprêt noir est particulièrement apprécié pour certains effets de peinture.

Il peut servir de base à des teintes métalliques ou être utilisé dans certaines techniques de pré-ombrage.

Sur des véhicules militaires, des moteurs ou certaines pièces mécaniques, il peut également faciliter la création naturelle de zones d'ombre.

5. L'apprêt permet-il de supprimer les défauts ?

Attention à une idée reçue : l'apprêt ne remplace pas le travail de préparation de la maquette.

Une ligne de joint importante, un mauvais assemblage ou une grosse rayure ne disparaîtront pas simplement sous une couche d'apprêt.

Au contraire, l'apprêt risque de les rendre encore plus visibles.

C'est justement ce qui le rend intéressant : il sert de révélateur.

Si un défaut apparaît après l'application, il est encore temps de :

  1. poncer la zone ;

  2. appliquer du mastic si nécessaire ;

  3. poncer de nouveau ;

  4. remettre une fine couche d'apprêt ;

  5. vérifier le résultat avant de passer à la peinture.

Faut-il nettoyer la maquette avant d'appliquer l'apprêt ?

C'est recommandé.

Les manipulations pendant le montage peuvent laisser sur la maquette des poussières de ponçage, des traces grasses ou simplement les marques laissées par les doigts.

La surface doit donc être propre, sèche et dépoussiérée avant l'application.

Il faut également veiller à ne pas laisser de poussière emprisonnée sous l'apprêt, car elle risque ensuite de rester visible sous la peinture.

Comment appliquer correctement un apprêt ?

Que l'on utilise une bombe ou un aérographe, une règle reste particulièrement importante :

mieux vaut plusieurs passages légers qu'une couche trop épaisse.

Une couche excessive peut masquer les détails les plus fins de la maquette : rivets, lignes de structure, grilles ou petits reliefs.

L'objectif n'est donc pas de recouvrir la maquette d'une épaisse couche de produit.

On cherche simplement à obtenir une surface fine, régulière et homogène.

Avec une bombe aérosol, il est également préférable de commencer et terminer le mouvement en dehors de la maquette afin d'éviter une accumulation de produit sur une zone précise.

Faut-il obligatoirement mettre un apprêt sur toutes les maquettes ?

Non.

Il est tout à fait possible de peindre certaines maquettes sans apprêt, notamment lorsque la peinture utilisée possède une bonne adhérence et que la surface est correctement préparée.

Mais l'apprêt apporte suffisamment d'avantages pour devenir une étape presque systématique chez de nombreux maquettistes.

Il est particulièrement recommandé lorsque :

  • la maquette a nécessité beaucoup de ponçage ou de mastic ;

  • plusieurs matériaux sont utilisés ;

  • la peinture finale est délicate à appliquer ;

  • on utilise beaucoup de masquage ;

  • on souhaite contrôler soigneusement l'état des surfaces avant peinture.

Quelle quantité d'apprêt faut-il appliquer ?

Très peu.

Une erreur fréquente lorsqu'on débute consiste à vouloir obtenir immédiatement une surface parfaitement opaque.

Ce n'est pas toujours nécessaire.

L'apprêt doit rester suffisamment fin pour conserver tous les détails gravés de la maquette.

Si les lignes de structure commencent à disparaître, la couche est probablement trop importante.

Une petite étape qui peut faire une grande différence

L'utilisation d'un apprêt demande quelques minutes supplémentaires, mais elle permet de sécuriser une grande partie du travail réalisé ensuite.

Il permet notamment de :

  • révéler les défauts du montage ;

  • uniformiser la surface ;

  • favoriser l'accroche de la peinture ;

  • préparer certaines couleurs difficiles ;

  • vérifier la qualité du montage avant la peinture définitive.

Pour une première utilisation, un apprêt gris polyvalent appliqué en couches très fines constitue une excellente solution.

Une fois cette habitude prise, l'application de l'apprêt devient naturellement l'étape qui marque la transition entre le montage et la peinture de la maquette.