Découvrir les maquettes d’avions : comprendre le maquettisme aérien
Découvrir les maquettes d’avions : comprendre le maquettisme aérien
Construire une maquette d’avion permet de reproduire à échelle réduite des appareils qui ont marqué l’histoire de l’aviation, depuis les pionniers du début du XXe siècle jusqu’aux avions militaires et civils contemporains.
Le maquettisme aérien ne consiste cependant pas uniquement à assembler quelques pièces en plastique. Il fait intervenir différentes techniques : préparation des pièces, ajustage, collage, peinture, pose des décalcomanies et, pour les réalisations plus avancées, détaillage et vieillissement.
Pour un débutant, les questions sont donc nombreuses : quelle échelle choisir ? Quelle marque privilégier ? De quels outils a-t-on besoin ? Comment assembler et peindre correctement une maquette ?
Cette introduction au maquettisme aérien présente les notions essentielles permettant de comprendre cet univers. Chaque technique importante est ensuite développée dans les dossiers spécialisés du Guide Tridipuz.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’une maquette d’avion en plastique ?
- Que trouve-t-on dans une boîte de maquette ?
- Les principales échelles
- Choisir sa première maquette
- Les grandes périodes de l’aviation
- Les fabricants de maquettes d’avions
- L’outillage
- Préparer les pièces
- Coller une maquette
- Le cockpit
- Peindre une maquette
- L’apprêt
- Les verrières
- Les décalcomanies
- Vernis et finitions
- Patine et vieillissement
- Résine, photodécoupe et aftermarket
- Comment progresser ?
- Construire une collection
- FAQ
Qu’est-ce qu’une maquette d’avion en plastique ?
Une maquette d’avion en plastique injecté est constituée d’un ensemble de pièces reproduisant à échelle réduite les différents éléments d’un appareil réel.
Les pièces sont généralement fixées sur des grappes, également appelées sprues. Elles doivent être détachées, préparées puis assemblées en suivant les différentes étapes indiquées dans la notice du fabricant.
Selon le modèle, on retrouve notamment :
- le fuselage ;
- les ailes ;
- les empennages ;
- le cockpit ;
- le train d’atterrissage ;
- les hélices ou éléments des réacteurs ;
- les armements et charges externes pour les appareils concernés ;
- les verrières et autres pièces transparentes ;
- différents équipements propres à l’avion reproduit.
Le nombre et la complexité des pièces dépendent fortement du kit.
Une grande quantité de pièces ne constitue d’ailleurs pas à elle seule un indicateur de qualité : la conception, la précision des ajustements et la finesse des détails sont également déterminantes.
Que trouve-t-on dans une boîte de maquette d’avion ?
Une boîte contient généralement plusieurs éléments.
Les grappes
Elles regroupent les pièces en plastique injecté.
Certaines grappes peuvent être consacrées aux éléments transparents comme la verrière.
La notice de montage
Elle indique l’ordre d’assemblage et généralement les références de peinture recommandées par le fabricant.
Elle doit être étudiée avant de commencer le montage, notamment pour identifier les éléments qui devront être peints avant leur assemblage définitif.
Les décalcomanies
Une planche de décalcomanies permet de reproduire selon le kit :
- cocardes ;
- immatriculations ;
- insignes ;
- numéros ;
- marquages techniques ;
- décorations spécifiques.
Un même kit peut proposer plusieurs décorations correspondant à différents appareils.
Des matériaux supplémentaires
Certains kits peuvent également comporter, selon leur conception :
- pièces en photodécoupe ;
- masques ;
- pièces en résine ;
- éléments imprimés en 3D ;
- autres accessoires.
Il faut donc toujours vérifier précisément le contenu de la référence choisie.
Comprendre les principales échelles
L’échelle indique le rapport entre les dimensions de la maquette et celles de l’avion réel.
Une maquette au 1/48 reproduit les dimensions linéaires de l’appareil réel divisées par 48.
Plus le nombre placé après « 1/ » est important, plus le modèle est petit.
Parmi les échelles couramment rencontrées figurent notamment :
- 1/72 ;
- 1/48 ;
- 1/32 ;
- 1/24.
D’autres échelles existent également, notamment le 1/144.
Le 1/72
Le 1/72 permet de réaliser des modèles relativement compacts. Il est particulièrement intéressant pour constituer une collection importante ou représenter des appareils de grande taille sans obtenir une maquette trop encombrante.
→ Découvrir nos maquettes d’avions au 1/72
Le 1/48
Le 1/48 offre un excellent compromis entre dimensions et possibilités de détaillage. Les cockpits, trains d’atterrissage et différents équipements deviennent suffisamment grands pour permettre un travail particulièrement intéressant.
→ Découvrir nos maquettes d’avions au 1/48
Le 1/32
Le 1/32 permet de réaliser des modèles beaucoup plus imposants et offre davantage de possibilités de détaillage. L’espace nécessaire à leur montage et à leur exposition devient toutefois nettement plus important.
→ Découvrir nos maquettes d’avions au 1/32
Le 1/24
Le 1/24 fait partie des grandes échelles du maquettisme aérien. Les dimensions permettent de travailler en profondeur les cockpits, moteurs et autres détails lorsque le kit les reproduit.
En contrepartie, ces modèles peuvent occuper une place considérable.
→ Découvrir nos maquettes d’avions au 1/24
Pour comprendre précisément les différences de dimensions et les avantages de chaque échelle :
→ Guide des échelles des maquettes d’avions : 1/72, 1/48, 1/32 et 1/24
Choisir sa première maquette d’avion
La difficulté d’une maquette ne dépend pas uniquement de son échelle.
Pour commencer, il est préférable de privilégier un kit présentant :
- un nombre de pièces raisonnable ;
- une notice claire ;
- des assemblages relativement simples ;
- une décoration accessible ;
- un appareil ne nécessitant pas de techniques très particulières.
Un chasseur monomoteur peut par exemple être plus accessible qu’un grand bombardier possédant plusieurs moteurs, de nombreuses surfaces vitrées et un grand nombre de pièces.
L’objectif d’une première maquette est surtout d’apprendre progressivement :
préparation → montage → collage → ponçage → peinture → décalcomanies.
→ Lire notre guide : Comment choisir sa première maquette d’avion
Les grandes périodes de l’aviation représentées en maquette
L’une des richesses du maquettisme aérien réside dans la diversité des appareils disponibles.
Les débuts de l’aviation et la Première Guerre mondiale
Les appareils des débuts de l’aviation permettent de découvrir des structures et techniques très différentes des avions modernes.
Les biplans peuvent notamment nécessiter la reproduction de haubans, ce qui demande des techniques particulières.
La Seconde Guerre mondiale
Cette période constitue un domaine majeur du maquettisme aéronautique.
Spitfire, Messerschmitt Bf 109, Focke-Wulf Fw 190, P-51 Mustang, Mitsubishi A6M Zero ou Corsair côtoient de nombreux bombardiers et appareils spécialisés.
La diversité des versions, unités et décorations permet également de représenter plusieurs variantes d’un même type d’appareil.
L’aviation à réaction
L’apparition puis la généralisation de la propulsion à réaction ouvrent un domaine extrêmement vaste.
MiG-15, F-86 Sabre, MiG-21, Mirage, F-4 Phantom II et de nombreux appareils plus récents offrent des configurations et des décorations très différentes des avions à hélice.
L’aviation civile
Le maquettisme aérien ne se limite pas aux appareils militaires.
Avions de ligne, avions légers, appareils de transport et machines historiques permettent également d’explorer l’histoire de l’aviation civile.
Les principales marques de maquettes d’avions
Les fabricants possèdent des gammes, des philosophies de conception et des catalogues différents.
Parmi les marques importantes du secteur figurent notamment :
- Academy ;
- Airfix ;
- Eduard ;
- Heller ;
- HobbyBoss ;
- ICM ;
- Italeri ;
- Meng ;
- MiniArt ;
- Revell ;
- Special Hobby ;
- Tamiya ;
- Trumpeter.
Il serait cependant trompeur de considérer qu’une marque est systématiquement meilleure qu’une autre.
La conception peut varier fortement selon la référence, la gamme et l’âge du moule.
Il est donc préférable d’évaluer le kit lui-même.
→ Consulter notre Guide des principales marques de maquettes d’avions
L’outillage nécessaire
Il n’est pas nécessaire de posséder immédiatement un atelier complet.
Pour commencer, quelques outils permettent déjà d’effectuer les principales opérations :
- pince coupante de modélisme ;
- couteau de précision ;
- abrasifs ;
- limes fines ;
- brucelles ;
- tapis de découpe.
D’autres outils deviennent intéressants avec l’expérience : porte-foret manuel, micro-forets, outils de regravure ou matériel de mesure.
→ Guide : les outils indispensables pour monter une maquette d’avion
→ Voir notre sélection d’outillage pour maquettisme
Préparer les pièces avant assemblage
La qualité d’un montage dépend en grande partie de la préparation.
Après avoir détaché une pièce de sa grappe, il peut être nécessaire d’éliminer :
- le reste du point d’attache ;
- une ligne de moulage ;
- une bavure ;
- un défaut gênant l’assemblage.
Avant le collage, on effectue généralement un montage à blanc.
Il consiste à assembler temporairement les pièces sans colle afin de contrôler leur ajustement et leur alignement.
Cette opération permet de détecter un problème avant que l’assemblage devienne définitif.
Coller une maquette d’avion
Les colles pour polystyrène utilisées en maquettisme fonctionnent généralement grâce à un solvant qui ramollit superficiellement les surfaces en plastique.
Les pièces peuvent alors fusionner au niveau de leur interface avant que le solvant ne s’évapore.
D’autres adhésifs sont nécessaires pour certains matériaux ou certaines situations :
- cyanoacrylate ;
- colles pour pièces transparentes ;
- adhésifs de type PVA ;
- certaines colles époxy pour des usages spécifiques.
Le choix dépend donc des matériaux à assembler.
→ Guide complet : Collage d’une maquette – colles et techniques d’assemblage
Le cockpit : un montage dans le montage
Le cockpit constitue souvent l’une des premières étapes importantes.
Il peut comprendre :
- siège ;
- tableau de bord ;
- manche ;
- palonniers ;
- consoles ;
- harnais ;
- différents équipements.
Il doit fréquemment être assemblé et peint avant la fermeture du fuselage, puisqu’il devient ensuite difficile ou impossible d’accéder à certaines zones.
Les kits les plus détaillés peuvent proposer des décalcomanies d’instruments, de la photodécoupe ou d’autres éléments destinés au cockpit.
Peindre une maquette d’avion
La peinture joue un rôle essentiel dans l’apparence du modèle terminé.
Deux techniques principales sont couramment employées.
Peinture au pinceau
Le pinceau convient particulièrement :
- aux petites pièces ;
- aux cockpits ;
- aux détails ;
- aux retouches.
Il peut également être utilisé sur des surfaces plus importantes avec une peinture et une méthode adaptées.
Peinture à l’aérographe
L’aérographe permet de pulvériser la peinture et facilite l’application de couches fines sur de grandes surfaces.
Il est particulièrement intéressant pour certains :
- camouflages ;
- dégradés ;
- variations de teinte ;
- effets de finition.
Il demande cependant un équipement spécifique ainsi qu’un apprentissage.
Les techniques de peinture feront l’objet de dossiers spécialisés du Guide Tridipuz afin de ne pas transformer cette introduction en manuel complet de peinture.
À quoi sert l’apprêt ?
L’apprêt, souvent appelé primer, est une couche appliquée avant la peinture principale.
Selon le produit et les matériaux utilisés, il peut notamment contribuer à :
- uniformiser la surface ;
- révéler certains défauts ;
- contrôler les joints après préparation ;
- favoriser l’accroche du système de peinture prévu.
Il est particulièrement intéressant après des opérations de masticage et de ponçage ou lorsque différents matériaux sont présents.
Verrières : une zone qui demande de la précision
Une verrière est particulièrement visible sur une maquette d’avion.
Les surfaces transparentes doivent donc être protégées contre :
- rayures ;
- traces de doigts ;
- colle ;
- projections de peinture.
Les montants peuvent être masqués avant peinture afin de conserver les vitrages transparents.
Le collage nécessite également un adhésif et une méthode adaptés afin d’éviter autant que possible d’endommager les parties transparentes.
Poser les décalcomanies
Les décalcomanies reproduisent les marquages de l’appareil.
Leur pose demande une surface correctement préparée et une manipulation précise.
Des produits spécifiques peuvent être employés pour aider certains décalcomanies à épouser les détails et reliefs.
Le silvering correspond à un aspect argenté ou blanchâtre visible sous certaines parties du film transparent d’une décalcomanie, lié à la présence d’air ou à un contact imparfait avec la surface.
La préparation de cette dernière joue donc un rôle important dans le résultat.
Vernis et finitions
Les vernis peuvent intervenir à plusieurs moments selon la méthode employée.
Ils peuvent notamment servir à :
- préparer certaines étapes ;
- protéger une peinture ou des marquages ;
- séparer différentes opérations de finition ;
- obtenir l’aspect final recherché.
On rencontre principalement des finitions :
- brillantes ;
- satinées ;
- mates.
Le choix doit être cohérent avec le résultat souhaité et les produits employés lors des différentes étapes.
Patine et vieillissement
Le vieillissement, souvent désigné par le terme anglais weathering, vise à reproduire certains effets liés à l’utilisation et à l’environnement de l’appareil.
Selon le sujet représenté, il peut s’agir de :
- traces d’échappement ;
- coulures ;
- salissures ;
- poussière ;
- variations de teinte ;
- traces d’huile ;
- usure de certaines zones.
Le réalisme ne vient toutefois pas de la quantité d’effets appliqués.
Une patine doit rester cohérente avec l’appareil, son environnement, son utilisation et la période représentée.
Résine, photodécoupe et accessoires aftermarket
Une maquette peut être améliorée avec des accessoires vendus séparément.
On parle généralement d’aftermarket.
Il peut s’agir de :
- photodécoupe ;
- pièces en résine ;
- éléments imprimés en 3D ;
- masques de peinture ;
- planches de décalcomanies ;
- roues ;
- sièges ;
- cockpits ;
- armements ou autres équipements.
Ces accessoires permettent d’améliorer ou de modifier certains éléments d’un kit, mais ils ne sont pas indispensables pour réaliser une belle maquette.
Ils peuvent également nécessiter des techniques et adhésifs spécifiques.
Comment progresser en maquettisme aérien ?
Il est préférable d’apprendre progressivement plutôt que d’essayer toutes les techniques dès la première maquette.
Une progression cohérente peut être :
- détacher et préparer proprement les pièces ;
- apprendre le montage à blanc ;
- maîtriser le collage ;
- traiter correctement les raccords ;
- apprendre les bases de la peinture ;
- poser correctement les décalcomanies ;
- maîtriser le masquage ;
- découvrir progressivement les vernis et effets de finition ;
- apprendre l’aérographe si on souhaite utiliser cette technique ;
- aborder ensuite le détaillage et les techniques avancées.
Une erreur sur une maquette n’est pas nécessairement un échec : elle permet souvent d’identifier précisément la technique à améliorer lors du montage suivant.
Construire une collection de maquettes d’avions
Une collection peut être constituée simplement selon les appareils que l’on apprécie.
Elle peut également suivre une thématique précise :
- période historique ;
- pays ;
- force aérienne ;
- conflit ;
- constructeur ;
- unité ;
- pilote ;
- famille d’appareils ;
- échelle.
Choisir une échelle principale permet notamment de conserver les différences de dimensions relatives entre les appareils.
Rien n’oblige cependant un maquettiste à se limiter à une seule échelle ou à une seule période.
Questions fréquentes sur les maquettes d’avions
Quelle échelle choisir pour débuter ?
Le 1/72 permet d’obtenir des modèles compacts tandis que le 1/48 offre davantage de surface pour travailler certains détails. Les deux peuvent convenir à un débutant.
La complexité du kit est souvent plus importante que l’échelle elle-même.
Une maquette au 1/32 est-elle forcément plus détaillée qu’une maquette au 1/48 ?
Non.
Une échelle plus grande permet physiquement de reproduire davantage de détails, mais leur présence dépend de la conception du kit.
Faut-il obligatoirement peindre une maquette ?
Non. Une maquette peut être assemblée sans peinture.
Cependant, la peinture permet de reproduire les couleurs et finitions de l’appareil représenté et contribue donc fortement au réalisme.
Peut-on peindre uniquement au pinceau ?
Oui. L’aérographe n’est pas obligatoire pour pratiquer le maquettisme.
Faut-il un aérographe pour débuter ?
Non. Il constitue un outil supplémentaire permettant d’aborder certaines techniques de peinture, mais il n’est pas nécessaire pour apprendre le montage.
Quelle colle utiliser pour les verrières ?
Les pièces transparentes nécessitent un adhésif approprié. Certaines colles pour pièces transparentes et certains adhésifs de type PVA sont employés pour ce type d’opération.
Il faut vérifier les recommandations du fabricant du produit utilisé.
Combien de temps faut-il pour construire une maquette ?
Il n’existe pas de durée standard.
Elle dépend notamment :
- du nombre et de la complexité des pièces ;
- des ajustements ;
- de la décoration ;
- des techniques employées ;
- du niveau de finition recherché.
Un projet peut donc demander quelques séances comme s’étendre sur plusieurs semaines ou davantage.
Pour aller plus loin dans le Guide Tridipuz
Cette page constitue une introduction au maquettisme aérien. Les différents sujets sont approfondis dans les dossiers techniques du Guide :
→ Comment choisir sa première maquette d’avion ?
→ Guide des principales marques de maquettes d’avions
→ Échelles des maquettes d’avions : 1/72, 1/48, 1/32 et 1/24
→ Outillage pour maquette d’avion : les outils indispensables
→ Collage d’une maquette : colles et techniques d’assemblage